NANCY 1477

 

Guerres de Bourgogne.

Charles le Téméraire face à René II de Lorraine

Louis XI rêve d’annexer la Bourgogne

 

Nancy

 

Charles de Bourgogne a assemblé la plus grande et, disait on, la plus belle armée d’Occident. C’est une armée très compétente, bien organisée et disciplinée. Elle est accompagnée d’une logistique très développée, d’un parc d’artillerie important. En 1476, elle se heurte au courage et à la ruse des Suisses à Morat et Grandson, et Charles  y perd une très grosse partie de ses troupes. René II de Lorraine et sa cavalerie lourde, allié des suisses, participe à ces deux batailles. Quand Nancy est assiégée, René II de Lorraine part demander secours aux suisses. Il en appelle également à ses alliés alsaciens et allemands qui fournissent la cavalerie lourde. L’armée suisse est moderne, elle augure la configuration des armées des 2 siècles à venir. Hiver 1476, Charles de Bourgogne a usé son armée devant les remparts de Nancy, les désertions et la maladie ont rongées ses effectifs. Il doit affronter une armée qui l’a déjà vaincu par deux fois, à l’époque ou il était en pleine gloire et terrorisait l’Europe entière. Pourtant son armée existe encore, sa cavalerie lourde lui est restée fidèle, ses piquiers flamands sont toujours là, comme ses archers anglais, acquis de par son mariage avec Marguerite d’York, la sœur du roi Edouard IV d’Angleterre. Charles ne veut renoncer à son rêve: le rêve d’une grande Bourgogne. Il possède déjà par héritage la plus grande partie de la Belgique et la Bourgogne, pour réunir ses deux provinces il lui faut la Lorraine et une capitale : Nancy. Le moral est bas, un de ses capitaines mercenaires vient de le trahir. Cependant, Charles reste un des derniers chevaliers, il est de ceux qui ne reculent jamais  et font toujours face, en chargeant l’ennemi avec panache. Les troupes alliées viennent de Saint Nicolas de port, elles ont marché depuis la Suisse. Ce 5 janvier 1477, les bourguignons les attendent en terrain découvert au sud de Nancy (actuel quartier Saurupt) avec force artillerie. Les alliés divisent leurs forces, un tiers avance lentement de front et fait manœuvre de fausse retraite afin d’occuper l’artillerie et d’attirer l’attention des bourguignons, pendant ce temps, les deux autres tiers passent par le bois de Saurupt.

Qui vaincra ?

 

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